Son nom Château Grillet provient des coteaux grillés ou brûlés par le soleil. L’inventaire des domaines en 1814 le mentionne sous cette orthographe « Château Grillé » il se situe à une cinquantaine de kilomètres au sud de Lyon, sur la rive droite du Rhône, enclavé dans l’AOP Condrieu au Sud de La Côte Rôtie. Maurice-Edmond Saillant, dit Curnonsky dans les années 1900 « le prince des gastronomes » l’avait classé au troisième rang des plus grands vins blancs, après Yquem et Montrachet et devant la Coulée de Serrant.
Blaise Pascal, Thomas Jefferson, L’impératrice Joséphine de Beauarnais épouse de Napoléon 1er, Georges V Roi d’Angleterre, le Cardinal de Richelieu, furent d’illustres ambassadeurs de Château Grillet.
Analyse de La Revue de France , de Gilles Martin ( Monocépages) et apports personnels :
« Le cru Château-Grillet est enchâssé dans l’aire de l’appellation Condrieu, laquelle s’apparente à un archipel. Grillet ne comporte aucune séparation ou différenciation significative qui le distingue du contexte de cette appellation. En fait, ce sont manifestement des circonstances historiques particulières qui expliquent que Château-Grillet soit détenteur de sa propre appellation.
Des sols de granits décomposés de grande valeur (granite à biotite (mica noir)), de très vieilles vignes et un méso climat singulier ( la combe de verin) déterminent un statut de « Grand Cru » à Château-Grillet.
Superficie de Grillet ±3,5 hectares : (une des plus petites AOC en France; l’AOC Grand Cru ‘La Romanée’ en Bourgogne étant la plus minuscule, 0,85 hectare)
Le vignoble de 150 à 250 mètres d’altitude rentre dans la limite optimale à la culture qualitative quant au vignoble rhodanien de la rive droite.
L’âge moyen des vignes est de + de 50 ans (2026) ,le vignoble qui se répartit sur 87 terrasses (‘chaillées’) soutenues par des murs en pierres sèches (‘cheys’).
Les crus (lieux-dits) majeurs de l’AOC Condrieu
Il nous apparaitrait inopportun que Château-Grillet puisse être placé, solo, à la cime de la fine fleur de la constellation de crus de Condrieu, dans laquelle il loge. L’appellation Condrieu comprend d’autres vignobles aptes à produire des vins remarquables, en raison de leur assise géologique semblables à Grillet et de situations climatiques (mésoclimat) aussi privilégiées.
Situés sur la commune de Condrieu même, les réputés lieux-dits Vernon et Chéry figurent dans la quintessence de la constellation. S’y inscrivent aussi, à un moindre niveau : Côte Chatillon à Semons, Clos Boucher à Vérin, Clos Chanson à Saint-Michel-sur-Rhône …
Les blles de Château Grillet :
- Une bouteille de Château Grillet est marron, longiligne, presque autant qu’une bouteille alsacienne.
- L’étiquette est sobre, identique d’une année sur l’autre ; idem pour la collerette, jaune.
- A compter du millésime 91 inclus, les bouteilles ont leur forme actuelle.
- De 87 à 90 inclus, elles étaient plus petites, mais toujours de contenance 75 cl.De 86 à 79, nous notons une contenance de 70 cl.
- Pour la bouteille de 71 et 73, c’est 68 cl !
Entré dans le giron de la famille Pinault en 2011, Château-Grillet est un véritable morceau d’histoire, une sorte de pièce unique, de trésor patrimonial qui fait l’admiration de tous ceux qui ont eu la chance d’y goûter au moins une fois. Il se dit que ces vertigineux coteaux nichés entre Vérin et Saint-Michel-sur-Rhône, sur la rive droite du fleuve, et patiemment aménagés en terrasses au fil des générations, auraient été plantés de vignes dès le 3ème siècle de notre ère. L’empereur Probus, après avoir conclu la pax romana avec les Allobroges aurait autorisé ces-derniers à s’occuper de vignes ramenées de Dalmatie. Ce qui est sûr, c’est que des fouilles archéologiques dans le secteur ont permis de mettre au jour des mosaïques de l’époque, représentant aussi bien les vendanges que des scènes de foulage des raisins.
Cantonné à un rayonnement local pendant le Moyen-Âge, le vin de Château-Grillet va véritablement connaître son essor à partir du 18ème siècle, période à laquelle il commence à rayonner jusqu’à Paris. C’est à cette époque qu’est construit un petit manoir au cœur de ce magnifique amphithéâtre naturel, orienté plein Sud. Il sera agrandi au fil des siècles par les propriétaires successifs, longtemps issus de la bourgeoisie lyonnaise. Très vite, le vin est remarqué pour son élégance, son envergure et son allonge minérale tout à fait particulière : au côté des plus fiers représentants de la colline de l’Hermitage ou des Côtes-Rôties, il se taille une place de choix dans les plus belles caves d’ici et d’ailleurs. Dès 1787, le futur président des Etats-Unis, et grand amateur de vins, Thomas Jefferson se rend déjà à la propriété pour découvrir ce précieux nectar. En 1814, au moment de l’inventaire de la cave du Château de Malmaison, résidence de l’impératrice Joséphine, pas moins de 296 bouteilles de Château-Grillet y sont recensées ! Quant à la célèbre Maison Christie’s, elle achète dès le début du 19ème siècle des caisses de Château-Grillet pour le compte du roi d’Angleterre Georges IV. La réputation du joyau de Vérin n’est plus à faire.
Pendant près de deux siècles, le Château-Grillet sera ensuite la propriété de la famille Neyret-Gachet, à partir de 1827. C’est à Henri Gachet que l’on doit la demande de reconnaissance en AOC de ce terroir unique, dès 1936. Château-Grillet figue ainsi parmi les toutes premières appellations classées, mais aussi parmi les plus petites, avec ses 3.5 hectares seulement, et, fait encore plus rare, parmi les rares AOC exploitées en monopole par un seul propriétaire. Autant d’éléments qui contribuent à renforcer la légende.
Ce joyau repose avant tout sur un terroir d’exception : des coteaux escarpés qui forment un petit amphithéâtre surplombant le Rhône, bénéficiant d’une exposition plein Sud qui protège la vigne des vents du Nord et contribue à installer un microclimat chaud et ensoleillé.
Chez ce « grand seigneur du Rhône », pour reprendre les mots de Curnonsky, le viognier est roi. Les vignes, d’une cinquantaine d’années en moyenne aujourd’hui, n’occupent pas moins de 87 petites terrasses, les fameux chaillées avec leurs murets en pierre sèche, étagées entre 150 et 250 mètres d’altitude. Certaines sont si étroites que seul un homme, armé d’une pioche pour travailler les sols ou d’un sécateur, peut s’y faufiler, quand les plus grandes vignes sont méticuleusement labourées au cheval.
Dans tous les cas, ce site extraordinaire exige une précision de tous les instants. Chaque terrasse est unique : elle est cultivée comme un jardin, avec son propre calendrier, sa propre dynamique de développement de la vigne et de maturation du raisin. Rendez-vous compte : Château-Grillet, c’est pratiquement 87 micro-terroirs qu’il faut observer, écouter séparément, pour mieux en révéler toutes les nuances identitaires. Une telle complexité, une telle diversité dans un si petit espace rappellent l’histoire des plus beaux climats bourguignons.
Globalement deux types de sols cohabitent ici : le premier, de formation ancienne, se compose de granite à biotite, cette roche primaire mêlant quartz, feldspaths et micas, que l’on retrouve sur quelques-uns des plus beaux terroirs de Condrieu, comme le Coteau de Vernon. L’altération de ce granit donne en surface des sols plutôt sableux, bien drainants. Dans certaines dépressions de ce vignoble escarpé, la vigne s’appuie sur des dépôts de loess d’origine calcaires, formés plus récemment, à l’ère quaternaire. Des sols assez pauvres dans lesquels la vigne parvient à s’immiscer en profondeur pour puiser l’eau et les éléments minéraux dont elle a besoin.
Depuis le rachat de cette propriété d’exception par la famille Pinault, tout est fait pour magnifier ce patrimoine viticole unique comme un atelier de haute-couture sublime les plus belles étoffes. Sous l’égide des brillants œnologues Alessandro Noli, puis Jaeok Chu Cramette, ce joyau éternel a retrouvé tout son lustre : adaptation des tailles pour mieux respecter les flux de sève, travail précis et régulier des sols à la pioche ou au cheval, conversion à la biodynamie, pour une meilleure harmonie entre la plante et son environnement, sélection drastique des plus beaux raisins, vinifications parcellaires ultra-poussées, d’abord dans de petites cuves inox thermorégulées puis dans des fûts de chêne, long élevage d’au moins 18 mois, intégrant peu de bois neuf.
Et, bien sûr, au final, cet assemblage subtil qui fait de chaque millésime une pièce unique, un véritable chef d’œuvre qui ne ressemble pas tout à fait au précédent et n’annonce pas vraiment le style du suivant : il possède son identité propre, et l’affiche fièrement. Car chaque année, avec les 87 terrasses qui forment autant de notes dans la gamme, l’équipe du Château-Grillet nous propose une partition différente : c’est toute la magie du lieu. « Un des plus grands vins de France » Tout simplement." La Revue des Vins de France
Source Gilles Martin . Monocépages
Evolution du Château Grillet
Les 1ères parcelles auraient été plantées au IIIème siècle par l’empereur Probus
De 1830 Jusqu’en 1994 :
Grillet est seule appellation française (obtenue en 1936) détenue par un seul propriétaire « en Monopole »
La famille Neyret-Gachet fût propriétaire de château Grillet : vinification et l’élevage réalisés dans de vieux fûts, les vins se vendaient 260 à 300 Francs soit 40/50€ en 90.
En 2000 :Isabelle Baratier-Canet fille du propriétaire fait appel au célèbre Œnologue bordelais Denis Dubourdieu , Grillet passe à environ 100€ à l’arrivée Dubourdieu puis 150€: L’élevage passe à 18 mois en fûts de chêne français neuf à 20% ou 50% selon les millésimes :Le Bois neuf arrive donc à Grillet à partir du Millésime 2002 ce qui fût une révolution localement et perçu comme une hérésie !
En 2010 : Le domaine est racheté par François Pinault pour 12,8 millions d’€ (Château Latour Pauillac, Clos de Tart, Domaine Eugénie ex-Engel, Montrachet & Bâtard au Château de Pulligny )
D’un seul vin : Château Grillet , la « magie Pinault » en a fait 3 : Côtes du Rhône Pontcin, Condrieu La Carthery, Château Grillet !.
Et depuis les prix explosent pour Château Grillet : 225 € pour le 2011, 250 € pour le 2015, 300 € pour le 2020 et 370/400€ € pour le 2022. .... feront-il meilleur que les Griilet de 1970 à 2007 ?
Les travaux et décisions de la nouvelle équipe depuis 2010 : La sélection des vins rentrant dans l’assemblage de Château-Grillet passe de 3,5ha à 2,7ha, suite à la restructuration du vignoble et le déclassement de 0,8ha dans un second vin. Naissance d’un second vin CDR « Pontcin » provenant des parcelles situées sur la partie nord du domaine » secteur Pontcin, et n’ayant pas le niveau pour rentrer dans le Château Grillet ! Baisse des rendements en dessous des 30hl/ha pour Château Grillet (proche des 25hl/ha) alors que les Rendements butoirs sont de 41 hl/ha, pour Condrieu, ce qui donne une production moyenne très limitée à 10 000-bouteilles par an.
En 2011 : Artémis devient propriétaire d'une parcelle de Condrieu sur le lieu-dit Carthery et entame également sa conversion en Biologie puis en Biodynamie certifié en 2016, travail des sols, taille courte à la vigne, sélection massale.
En 2012, un nouveau cuvier est construit (remplaçant la petite cave creusée à même la roche), avec des cuves thermorégulées afin de permettre une vinification parcellaire, un chai flambant neuf …avec l’eau courante ! L’élevage de 18 mois est réalisé en des fûts de chênes français, avec un pourcentage faible de barriques neuves, de l’ordre de 20%
Géologie de Grillet :
Pentes parfois vertigineuses sur un coteau abrupt d’arènes granitiques, au-dessus du Rhône, sur les communes de Saint-Michel-sur-Rhône et Vérin entre 150 et 250 m d’altitude. 87 petites terrasses "les chaillées" de vignes de 45 ans de moyenne, enclavées dans un amphithéâtre, une combe « La combe de Vérin » parfaitement exposée au sud. Microclimat exceptionnel, chaud et ensoleillé, protégés des vents du nord.
Service de Grillet : le carafage long ne s’est jamais révélée déterminant. En revanche, pour se prévaloir de notes de réduction à l’ouverture : service immédiat après carafage, lui-même suivant l’ouverture de la bouteille.
Caractéristiques de Grillet
Vin d'initié, qu'il faut aller chercher, et qui ne se livre pas facilement mais l'attention qu'on lui porte est récompensée par une finesse de texture, une tension et une complexité rarement égalée, si ce n'est par les grands vins non ouillés jurassiens (et peut-être certains rieslings allemands…)
Ses atouts majeurs : Une insolente jeunesse, une droiture en bouche très linéaire, une tension fine, une austérité toute minérale variable selon les millésimes par ses notes de coquille d’huître, d’iode, de camphre, et toujours au service du vin, des robes d'une clarté constante, sa minéralité s’exprimant de la salinité aux notes iodées ou à une dimension claquante… et une classe folle !
Mais attention, le vin n’est pas un séducteur : son caractère trempé, n’en fait pas un vin de mode pour plaire au plus grand nombre, ni pour se livrer spontanément. Il réclame de la patience et de l’attention. C’est un vin profond ! qui n’a pas l’exubérance ni la gouaille des vins sudistes !
Les experts évoquent Grillet en ces termes :
- Des nez exemplaires de forte empreinte minérale, avec une impression initiale réduite parfois.
- Un fruit encore jeune et expressif même sur les millésimes plus anciens.
- Des parfums floraux d’une grande fraîcheur
- Un vin intense, tendu, parfois un peu strict
- La bouche marquée par une l’acidité surprenante des sols cristallins et une salivation épaisse sur l’avant de la bouche
- La vivacité du vin construit aussi son équilibre surtout sur les millésimes plus frais
- Belle colonne vertébrale minérale (coquillage, notes crayeuses), à la rigueur un peu austère, percutante, mais à la rectitude tranchante maitrisant parfaitement une matière à la fois généreuse, très serrée et remarquablement fine.
- Longueur saisissante, finale sur l’amande, la réglisse, et le pralin sur les millésimes chauds.
Souvent Grillet peut paraitre cadenassé à l’ouverture, beaucoup trop jeune, ce vin, même après 20 ans de garde peut effectivement paraître d’une jeunesse déconcertante. Il est le témoin d’un terroir très fort (terrasses rhodaniennes de granits décomposés) habilement valorisé, qui trace les vins ! Et pas du tout l’expression du cépage Viognier, ou de la « patte » du vigneron
Espérons qu’il en sera de même à la suite de la reprise de ce joyau par « Artémis Groupe Pinault » tant en termes de qualité, que de capacité de garde et de pouvoir émotionnel !
Car jusque-là les propriétaires et acteurs successifs de Grillet ont mis en bouteille depuis les années 1900 le résultat d’un travail incomparable sur un cépage pourtant peu souvent coopératif et à des prix beaucoup plus raisonnables que ceux proposés depuis 2011
Dégustations Entre Deux Verres de "Château Grillet " de 1985 à 2007 . (Deux soirées en 2015 et 2022)
Grillet 1985 : Robe jaune dorée aux reflets presque fluorescents. Nez riche, intense de fruits mûrs, nougat, puis tilleul, verveine à l’aération .La Bouche est expressive et puissante , droite et sèche, avec beaucoup d’énergie et de persistance , longueur magistrale et présence très tellurique, même si la minéralité cristalline du terroir s’exprime moins sur cette bouteille.
Grillet 1990 : La quintessence de Grillet, à la fois délicat, subtil et doté d'une puissance envoutante en finale. La bouche est subtilement minérale, expressive, mais de maturité élevée si l’on évoque les notes de guimauve, violette, l’abricot, nougat avec un beau gras en milieu de bouche. Une autre bouteille de 1990 avait un profil plus capiteux, corsé, avec une maturité plus prononcée, riche et parfumée mais plus ronde et moins incisive voir d’une pureté moins évidente !
Grillet 1992 : Robe brillante, paille jaunie, reflets dorés. Nez qui paraît atypique pour le domaine, cuir, fumé, et notes anisées très sudistes. Texture fluide en bouche, arômes de camphre, de menthol ( famille des anis) Vin de caractère, résineux aux accents d’eucalyptus, lavande, et d’herbes sèches très envoutante
Grillet 1995 : Robe jaune, reflets vert et jaune fluo, lumineuse. Nez riche, dominé par les fruits blancs mûrs, le tilleul, la mirabelle, le nougat, sans aucun caractère minéral ! Intense, ouvert, expressif. En bouche la matière est bavarde et très expressive (mirabelle, abricot) la maturité s’exprime avec puissance, mais toujours dans un style juste, droit, parfaitement sec. Le vin évolue vers une grande persistance en bouche en gardant sa fraîcheur, son énergie et sa jeunesse toujours éternelle ! I l y a dans ce vin de plus de 10 ans, un jus d'une puissance rare, ne doutant pas de son futur épanouissement on imagine une garde stupéfiante !
Grillet 1994 & 1997 : font partie des « Grillet relativement plus riches » … Une richesse relative, équilibrée par la minéralité et la tension toujours présentes ! Certainement les deux vins les plus sudistes de la soirée sur les fruits blancs et l’abricot, une belle matière en bouche et un gras certain surtout sur le 1994. Le 1997 rappelle un Hermitage à la texture plus épaisse, notes de foin très Marsanne et une puissance en finale bien marquée.
Grillet 1999 : vin doté d'une belle acidité, et d'une bouche marquante par la matière, où la pureté ressort avec évidence. Ce vin a un très beau potentiel. La robe est pâle, quelques éclats dorés, toujours lumineuse. Nez familier, avec ses notes camphrées, grillées, très minérales, avec une magnifique dimension iodée, résinée, à l’austère fine. En bouche, l’acidité accentue la fraîcheur du vin, très juteux, ce vin ne se caractérise pas par sa densité, mais reste cependant droit et claquant, ses amers nobles en finale, sur le pamplemousse accentuent une dimension minérale très chablisienne, kimméridgienne !
Grillet 2001 Robe claire et limpide. Nez sur des agrumes fais, bouche est à la fois tranchante et charmeuse, les agrumes, citron pamplemousse accentuent la dimension tendue de ce vin qui a une grande complexité, puisque le gras en milieu de bouche apparaît presque par surprise, avec une retro nasale magique sur les notes florales, les fruits (abricots, pèches) et la guimauve, souvent évoquée. La tension en bouche et la fougue de ce 2001 persistent de façon étonnante, la matière ronde et grasse est bien présente, montrant certaines ressemblances de structure avec un Hermitage.
Grillet 2002 : La première robe est pâle, avec des reflets gris verts. Le nez parle de réduction, mais confirmera pendant la dégustation son caractère intensément minéral, avec des notes camphrées typiques, puis une évolution progressive typique des « grands vins complexes » vers des notes fumées, grillées, et réglissées. La bouche est droite, magistralement tendue, malgré une expression pourtant généreuse. On a ici toujours les notes de guimauve, de malabar, de pralin, avec cette constance minérale et tendue d’une pureté remarquable. Une telle tension reflétant la marque d’un terroir traçant, et sur un millésime de petite réputation, c’est bluffant !
Grillet 2004 : Ce millésime a eu besoin de quelques heures pour s'épanouir et devenir remarquable. Le premier nez délivre des notes fumées et légèrement beurrées (c’est rare ! et peut-être dû au changement de vinification initié par leBordelais Denis Dubourdieu, Grillet passant à 18 mois en fûts de chêne français, neufs à 20% ou 50% selon les millésimes !) Viennent ensuite les fruits blancs bien mûrs, l'abricot et l’écorce d’orange. La bouche a une belle ampleur, la relative rondeur s’équilibre par des contours vivaces dus à une acidité fraîche et fondue. Très belle et longue finale minérale.
Grillet 2007 : les 2007 se caractérisent (pas uniquement à Grillet) par leur puissance, leur longueur en bouche auxquels Grillet apporte de la précision, la minéralité cristalline et une énergie folle ...un grand vin à l’avenir certain, teinté par des notes exotiques charmeuses étonnantes.
La prochaine dégustation Entre Deux Verres des vins de Condrieu et de Châtaeu Grillet sera programmée sur la saison 2026-2027
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