En Bourgogne, la notion de 1er cru compte particulièrement. C’est elle distingue les plus grands terroirs de chaque village, signalant par là une complexité et un potentiel de garde supérieur.

Si la Côte d’Or et Chablis disposent de 1er crus reconnus depuis belle lurette, le Mâconnais ne peut s’en targuer que depuis 2020 à pouilly Fuissé vec la reconnaissance officielle de premiers crus au sein de l’appellation Pouilly-Fuissé., et également depuis 2024 à Pouilly-Loché et Pouilly Vinzelles.

Les vignerons voisins, du Beaujolais, qui disposent eux aussi de superbe terroirs de coteaux, n’avais jusqu’ici pas cette chance.

Le Beaujolais a présenté trois candidatures à l'I.N.A.O :Fleurie, Brouilly et Moulin A Vent

La Madone

Une injustice bientôt réparée : à Fleurie :

les vignerons du village de Fleurie (840 hectares) ont officiellement déposé leur demande auprès de l’INAO (Institut National de l’origine et de la qualité) et propose 7 lieux-dits, qu’ils jugent particulièrement qualitatifs :

7 lieux-dits sur le cru Fleurie : Grille Midi, La Chapelle des Bois, La Madone, La Roilette, Les Garants, Les Moriers, PonciéLe cahier des charges prévoit notamment les engagements suivants : - Un rendement a 52 hl/ha vs 56 hl pour le Fleurie sans mention de 1er Cru - Une mise en marche au 1er septembre vs 1er fe vrier - Une premie re re colte apre s la 5e me feuille - Un degre minimum a 11,5° vs 10,5° - Le de sherbage chimique interdit pour les vignes plante es a + 1m2

Le cahier des charges prévoit notamment les engagements suivants :

  • Un rendement a 52 hl/ha vs 56 hl:ha pour le cru
  • Une mise en marche au 1er septembre vs 1er fe vrier
  • Une premie re re colte apre s la 5e me feuille
  • Un degre minimum a 11,5° vs 10,5°
  • Le desherbage chimique interdit pour les vignes plantees a + 1m2

L’interprofession précise que l’ensemble « représente aujourd’hui 27 % de l’appellation ».

Dans ce genre de dossier, rien n’est fait au hasard. Les viticulteurs du cru ont travaillé 10 années sur le dossier, organisant analyses de sols, études historiques, ou encore dégustations à l’aveugle.

Un travail mené en collaboration avec l’Inao, qui devrait aboutir au classement tant attendu en 2024 ou 2025.

Comme à Brouilly et Moiln A Vent :

Quelques mois plus tard les vignerons de Brouilly et Moulin-à-Vent, ont adopté la procédure de l’INAO afin de pouvoir arrêter une liste de lieux-dits à valoriser.

Les candidats au titre de premiers crus votés en assemblée générale sont  :

16 sur le cru Brouilly : Briante, Combiaty, Combiliaty, Garanches, La Chaize, La Martingale, La Perrière, La Terrière, Les Maisons neuves, Marquisat, Pierreux, Pissevieille, Reverdon, Saburin, Saint Pierre, Voujon

Le cahier des charges

  • Rendement maximum de 52 hl/ha pour un premier cru (au lieu de 56Hl /hapour le cru )
  • Le degré d'alcool minimal de 11,5 % (contre 10,5 %)
  • La durée d'élevage est allongée jusqu'au premier juin (au lieu du 15 janvier), pour une mise en marché décalée au premier septembre (au lieu du 1er février)
  • Les vignerons prennent aussi un engagement collectif pour la préservation du patrimoine (cadoles, murets, haies...).  
  • un « engagement environnemental sera certainement intégré"

14 sur le cru Moulin-à-Vent : Au Michelon, Aux Caves, Carquelin, Champ de Cour, Chassignol, La Roche, La Rochelle, La Tour du Bief, le Moulin-à-Vent, Les Perrelles, Les Rouchaux, Les Thorins, Les Verillats et Rochegrès

Eu égard aux critères, majeurs, afférents, d’une part, aux classements historiques des lieux-dits des crus du Beaujolais, et d’autre part à la géologie, le rang de Premier Cru sera indubitablement confirmé sur l’aire de Moulin-à-Vent aux sept lieux-dits: Rochegrès, La Rochelle, Les Vérillats, Les Caves, Les Thorins, Moulin-à-Vent (lieu-dit) et Les Carquelins. Ces derniers lieux-dits furent historiquement désignés en ‘première classe’ et leur géologie est spécifique.

L’influence bourguignonne sur Moulin-à-Vent :
Le nombre de producteurs vinifiant selon l’approche bourguignonne, ainsi autrement que la vinification semi-carbonique traditionnelle dans le Beaujolais, s’est accru au cours des dernières années, si bien que Moulin-à-Vent est aujourd’hui assez partagé entre les deux approches. Entre autres, les côte d’orien Thibault Liger-Bélair (Nuits-St-Georges) et Louis Boillot (Morey-St-Denis) y ont acheté des vignes et y appliquent des vinifications bourguignonnes. Devenu propriétaire de près des 70 hectares couvrant les propriétés majeures du Château de Moulin-à-Vent et du Domaine de la Tour de Bief, la famille Parinet a aussi adopté l’approche bourguignonne. L’œnologue Nadine Gubline, du Domaine Jacques Prieur (Meursault), conduit également ce type de vinification dans le contexte de la ‘renaissance’ du Domaine Labruyère. Bref, en ajoutant de plus la présence, impressionnante, du Château des Jacques (Maison Louis Jadot de Beaune), le précurseur des vinifications classiques sur Moulin-à-Vent, la philosophie bourguignonne est maintenant significative sur Moulin-à-Vent, peut-être même prédominante en considérant la notoriété de ses adeptes, lesquels sont surtout présents sur les terroirs les plus prestigieux du cru.

Le cahier des charges :

  • Rendement maximum de 50 hl/ha pour un premier cru (au lieu de 56 hl:ha pour le cru )
  • Le desherbage chimique interdit
  • Rallongement de la durée d'élevage


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